Comme souvent, je vais au cinéma toute seule voir des films d’auteurs (ou pas). Et aujourd’hui, je suis allée voir le film Séraphine avec Yolande Moreau. Ce film est ce qu’on appelle aux Etats-Unis un biopic, soit un film biographique.
Le film raconte l’histoire de Séraphine de Senlis, une femme qui a vécu au début du 20e et qui a commencé à peindre vers 40 ans, car son ange gardien le lui avait soufflé. La suite n’est pas de moi, le texte est dispo sur le site du film et je le trouve très bien donc voilà:
“En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d’apprendre que l’auteur n’est autre que Séraphine. S’instaure alors une relation improbable entre le marchand d’art visionnaire et l’humble femme de ménage dont tout le monde se moque…”
Séraphine représente à merveille ce qu’on appelle l’art naïf, qui est l’art fait par des autodidactes, en décalage avec les courants artistiques de leur époque. C’est un art que j’affectionne particulièrement, au même titre que l’art brut. J’admire la démarche artistique sans référence connue et sans aucun apprentissage et j’aime le fait de peindre sans se soucier des marchés d’art, des tendances et des cotes des oeuvres.
Donc, allez voir le film, il est vraiment bien fait et surtout, la performance d’actrice de Yolande Moreau est à tomber parterre !
Pour en savoir plus: le site du film (http://www.seraphine-lefilm.com/), le site du Musée International d’Art Naïf (http://www.midan.org/) et enfin, le site de la Collection d’Art Brut créée par Jean Dubuffet à Lausanne (superbe collection que j’ai par ailleurs pu voir il y a quelques temps … www.artbrut.ch)